avril 7th 2008

De l’activisme actionnarial…

Les investisseurs à la recherche de sens dans leurs placements sont de plus en plus nombreux. Ils se tournent naturellement vers les fonds ISR, les fonds dit “développement durable”, les fonds solidaires (qui permettent de financer l’économie solidaire) ou encore vers les fonds d’exclusion. Ces derniers, très répandus aux Etats-Unis, sont des fonds (équivalent de nos Sicav et FCP) qui bannissent des pans entiers de la cote de leur champs d’investissement: le sexe, l’alcool, le tabac, l’armement, la chimie et le pétrole, sont généralement  exclus par ces “gérants éthiques”.

Cette question de l’exclusion pose néanmoins la question de notre capacité à peser sur les décisions stratégiques d’une entreprise. Alors que le débat sur les OGM divise nos députés à l’Assemblée Nationale, alors qu’il divise  les citoyens du monde entier, nous sommes en droit de nous interroger sur le rôle de la finance et donc des investisseurs dans ce débat. Les “investisseurs anti-OGM” doivent-ils exclure l’action Monsanto de leur liste de valeurs éligibles à leur fonds, ou doivent-ils au contraire l’inscrire en tête de liste, comme cible prioritaire dans le cas d’un activisme boursier?

Le meilleur moyen de peser dans le débat, de faire évoluer la position d’une entreprise, aussi puissante soit-elle, est-il de s’opposer à elle en l’excluant, en la montrant du doigt? Ou faut-il au contraire continuer à dénoncer certaines pratiques en se dotant d’une arme redoutable: le droit de votre inhérent à la qualité d’actionnaire ? La question commence à faire débat. Amnesty US a déjà tranché. D’autres investisseurs plus institutionnels pourraient lui emboîter le pas. Compte tenu de la nouvelle contrainte environnementale, l’activisme sociétale va inévitablement prendre son envol.

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février 1st 2008

De l’investissement éthique….

Bonjour,

 Le livre l’Alter Entreprise est en vente depuis le 19 mars dans les  librairies et sur le site de Dunod. Pour ceux qui veulent découvrir une partie du contenu, je les invite à lire l’introduction dans la page “le livre”.

Pour les autres, je leur propose un petit extrait d’un article récent sur le thème de l’Investissement Utile….

 

A très bientôt,

Yannick

 

Extrait d’un article du Monde

Yannick Roudaut

Désormais tournée aussi bien vers les questions morales, environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise, la gestion ISR offre un éventail d’investissement très large. Certains fonds privilégient les énergies renouvelables, d’autres les conditions de travail, tandis que certains privilégient la protection des espèces animales comme le Living Planet Fund lancé par les banques UBS et Sarasin & Cie, en collaboration avec l’organisation non gouvernementale WWF. Malgré cette diversité de l’offre, la diffusion des fonds ISR et des placements solidaires est encore très limitée auprès du public. Serait-ce un problème de performance financière ? « Les dernières études académiques et les travaux menés par les groupes de travail des Nations Unies (UNEPFI) ont apporté une réponse claire. Il n’y a pas de sous performance due à l’approche ISR. C’est la qualité des gérants qui fait la différence » répond Gaetan Heninckx. « Chez Meeschaert, nous prenons le pari que le respect de ces critères extra-financiers est un gage de performance dans la durée » ajoute Laurence Loubières. Malgré les idées reçues, ISR n’est pas synonyme de mauvaise performance, de même que l’épargne solidaire n’est pas un investissement à fonds perdus : « il est vrai que les investisseurs qui s’orientent vers l’épargne solidaire sont avant tout préoccupés par l’utilité sociale de leur placement, mais ils sont aussi en attente d’une rentabilité correcte. Il ne s’agit pas d’un don. On ne perd pas d’argent avec les placements solidaires ! » martèle François de Witt, président de Finansol, le collectif regroupant les acteurs de l’épargne solidaire.

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