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	<title>L' Alter Entreprise par Yannick Roudaut</title>
	<link>http://www.alterentreprise.com</link>
	<description>Quand les actionnaires et les salariés réclament un nouveau modèle économique</description>
	<pubDate>Mon, 09 May 2011 07:59:07 +0000</pubDate>
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		<title>Les actionnaires se rebiffent!</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 07:57:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

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&#160;

Chronique écrite pour Le Monde le 7 mai 2011
Sodexho interpellé sur le respect des droits humains dans ses activités de gestion de prisons en Grande-Bretagne, Total sur l’exploitation des sables bitumineux, Air Liquide sur sa politique de développement durable….. On savait les actionnaires soucieux de préserver leur dividende. On les imaginait moins écolos ou sensibles aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 16pt; text-align: justify; line-height: 20pt"><span style="font-size: 16pt; font-family: Arial">Chronique écrite pour Le Monde le 7 mai 2011<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16pt; font-family: Arial">Sodexho interpellé sur le respect des droits humains dans ses activités de gestion de prisons en Grande-Bretagne, Total sur l’exploitation des sables bitumineux, Air Liquide sur sa politique de développement durable….. On savait les actionnaires soucieux de préserver leur dividende. On les imaginait moins écolos ou sensibles aux « questions sociales »…L’étude intitulée « L’engagement en France et à l’étranger : exercice du droit de vote et dialogue », réalisée par l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE), confirme pourtant la montée en puissance d’un nouveau sujet de préoccupation : la prise en compte des questions sociales et environnementales dans l’entreprise. Un nombre croissant d’investisseurs français pousse enfin les entreprises à développer une politique respectueuse de l’environnement, du social et de la gouvernance. Ces actionnaires pratiquent l’« engagement », une approche qui consiste à faire pression sur les entreprises par l’exercice du droit de vote ou par le dialogue dans le but de faire évoluer leurs pratiques. Investisseurs institutionnels, sociétés de gestion, associations d’actionnaires individuels, organisations non gouvernementales (ONG), découvrent un nouveau levier d’action pour pousser l’entreprise à élargir sa responsabilité. Si ces  pratiques actionnariales sont monnaie courante aux Etats-Unis et dans les pays du Nord de l’Europe, elles étaient jusqu’ici très discrètes en France. Mais les choses bougent. Selon le baromètre réalisé par Capitalcom, 25% des entreprises du CAC 40 ont dû aborder la question de leur responsabilité sociétale et environnementale (RSE) lors de la publication des comptes annuels 2010. En France, les questions écrites des actionnaires sur la politique sociale de l’entreprise ont représenté 14% des interrogations en 2010 contre 1% en 2009, selon la société InvestorSight. De nombreuses ONG françaises préparent d’ailleurs<em> « une démarche d’engagement avec les entreprises </em></span><span style="font-size: 16pt; font-family: Arial">», affirme l’étude de l’ORSE. Et les syndicats commencent également à se pencher sur la question en France. En 2010, la CFDT a ainsi été le premier syndicat français à signer les « Principes pour un Investissement Responsable » (PRI) portés par l’ONU à travers le monde. Actionnaires, syndicats, ONG, investisseurs institutionnels… même combat ? Une chose est sûre : il n’y aura pas eu que du mauvais dans la  crise financière. Elle a éveillé les consciences sur les limites d’une finance exclusivement concentrée sur la rentabilité à court terme. Changer les pratiques financières ne sera certes pas facile, mais  la voie est désormais ouverte ! Yannick Roudaut<o:p></o:p></span></p>
<p><!--EndFragment--><!--EndFragment--></p>
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		<title>L’ISR et l’atome…</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 14:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

		<category><![CDATA[investissement ethique]]></category>

		<category><![CDATA[ISR]]></category>

		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>

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 Article écrit pour Le Monde (09/04/2011)
 Yannick Roudaut
 
Les valeurs de l’Investissement Socialement responsable (ISR) sont-elles compatibles avec le secteur du nucléaire ? Cette question, qui fait figure de serpent de mer dans le monde la gestion « éthique », refait son apparition en raison des évènements dramatiques qui frappent le Japon. Et la réponse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><font size="3" face="TimesNewRomanPSMT" class="Apple-style-span"><span style="font-size: 13px" class="Apple-style-span"><strong> <!--StartFragment-->  </strong></span></font></p>
<p><font size="3" face="TimesNewRomanPSMT" class="Apple-style-span"><strong> </strong></font><font size="3" face="TimesNewRomanPSMT" class="Apple-style-span"><strong> </strong></font><font size="3" face="TimesNewRomanPSMT" class="Apple-style-span"><strong></strong></font><font size="3" face="TimesNewRomanPSMT" class="Apple-style-span"><strong>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><!--StartFragment--></p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> Article écrit pour Le Monde (09/04/2011)</p>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"> Yannick Roudaut<span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal"></span></p>
<p><strong> </strong><strong></strong><strong>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; display: inline !important"><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">Les valeurs de l’Investissement Socialement responsable (ISR) sont-elles compatibles avec le secteur du nucléaire ? Cette question, qui fait figure de serpent de mer dans le monde la gestion « éthique », refait son apparition en raison des évènements dramatiques qui frappent le Japon. Et la réponse est loin d’être unanime. Contrairement aux idées reçues, la grande majorité des fonds ISR indexés sur un indice européen comme le DJ Euro Stoxx 50 contiennent des actions d’entreprises liées à cette filière. Une situation que seule une poignée de gérants ose aujourd’hui assumer…</span></p>
<p></strong>
<p style="text-align: justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">Pour Patrick Savadoux, gérant chez Mandarine gestion, il n’y a pourtant aucune hésitation à avoir: « <em>Quand on gère un portefeuille ISR, il faut tenir compte des attentes de ses souscripteurs. Comme leur avis a toujours été défavorable au nucléaire, je me vois mal investir dans ce secteur compte tenu du risque inhérent à l’atome et du manque de transparence de la filière </em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">». Le nucléaire doit-il être banni des fonds ISR ou environnementaux en raison des risques révélés ces dernières semaines ? Doit-il, au contraire, être considéré comme une énergie propre ? « <em>La réussite de l’ISR passe inévitablement par le boycott, par l’exclusion de certains secteurs</em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT"> » martèle P. Savadoux. Une position qui reste cependant minoritaire dans le monde de la gestion. Interrogés par Le Monde, nombre des gérants ISR des grandes enseignes bancaires françaises étaient « indisponibles » ou « en déplacement » ces derniers jours. <o:p></o:p></span></p>
<p></strong></font><font size="3" face="TimesNewRomanPSMT" class="Apple-style-span"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">Pour la banque Dexia, qui n’a pas hésité à rompre le silence, boycotter le secteur nucléaire n’est pas envisageable. « <em>Notre position a toujours été d’éviter les entreprises qui étaient extrêmement liées au nucléaire (les pure players). Le risque d&#8217;accident majeur nous a toujours semblé contrebalancer les gains possibles en émissions de CO2. Pour autant, le secteur est présent dans nos portefeuilles à travers des entreprises qui parient aussi sur les énergies renouvelables comme Iberdrola, ou qui sont très diversifiées comme GDF Suez. Nous ne cherchons pas à exclure purement et simplement le nucléaire de nos fonds mais plutôt à parvenir à une<span>  </span>diversification énergétique optimale, si possible en privilégiant les énergies renouvelables </em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">», souligne Laurent Milliat, analyste ISR chez Dexia AM. Peut-on faire l’impasse sur ces valeurs dans un fonds qui prône la protection de l’environnement ? « <em>L’exclusion n’est pas une solution. Elle obligerait les investisseurs institutionnels à boycotter les producteurs d’électricité. S’ils veulent un portefeuille diversifié et donc moins risqué, ce n’est pas envisageable </em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">», ajoute l’analyste. Une opinion partagée par Anne-Catherine Husson-Traoré, directrice générale de Novethic, l’observatoire de l’ISR en France : « <em>Exclure des portefeuilles gérés en ISR  les valeurs liées au nucléaire en France ? Je n’y crois pas une seconde </em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">! <em>Contrairement aux investisseurs britanniques, allemands ou nordiques, les investisseurs français n’ont pas cette culture d’exclusion</em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT"> »<em>. </em></span><span style="font-size: 10pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">Quelle solution reste-il pour les particuliers qui ne veulent pas cautionner la filière nucléaire ? Ils peuvent se rabattre sur des fonds thématiques entièrement dédiés aux énergies renouvelables ou sur une poignée de fonds ISR, excluant le nucléaire, proposés par des petites sociétés de gestion indépendantes. </span><!--EndFragment-->      <!--EndFragment-->   </strong></font>  <!--EndFragment--></p>
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		<title>La finance responsable est-elle plus féminine?</title>
		<link>http://www.alterentreprise.com/?p=27</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 07:44:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

		<category><![CDATA[femmes]]></category>

		<category><![CDATA[ISR]]></category>

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		<description><![CDATA[Extrait d&#8217;un article que j&#8217;ai écrit pour Le Monde - Décembre 2010Yannick Roudaut
En 1984, Amy Domini est le premier courtier en Bourse à créer un indice des 400 sociétés les plus responsables aux Etats-Unis. A la même époque, en France, Sœur Nicole Reille décide de lancer avec la société Meeschaert le premier fonds d&#8217;investissement éthique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait d&#8217;un article que j&#8217;ai écrit pour Le Monde - Décembre 2010Yannick Roudaut<!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">En 1984, Amy Domini est le premier courtier en Bourse à créer un indice des 400 sociétés les plus responsables aux Etats-Unis. A la même époque, en France, Sœur Nicole Reille décide de lancer avec la société Meeschaert le premier fonds d&#8217;investissement éthique pour répondre aux besoins des congrégations religieuses. Quelques années plus tard, Geneviève Ferone, de retour des Etats-Unis, créé la première agence qui note les entreprises en fonction de critères autres que financiers, baptisée Arese. En 2002,  Nicole Notat fonde l’agence de notation Vigeo qui reprend Arese. Au cours de la dernière décennie, Anne-Catherine Husson Traoré impose  Novethic comme le centre de recherche de référence en France en matière d&#8217;ISR (investissement socialement responsable) et de RSE (responsabilité sociale des entreprises). Et c&#8217;est encore une femme, en la personne de l&#8217;héritière Neva Rockfeller, qui interpelle en 2007 le président d’Exxon sur la responsabilité sociale et environnementale de son groupe.  En 2010, Jocelyne Lemaire Darnaud réalise un documentaire  pour dénoncer la façon dans les établissements financiers utilisent l’épargne qu’ils collectent.   Les pionniers de la finance durable seraient-ils systématiquement&#8230; des pionnières ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 16pt; font-family: TimesNewRomanPSMT"> «<em>Il est vrai que Sœur Nicole Reille a tout inventé en matière d&#8217;ISR. Elle a été visionnaire. La proportion de femmes travaillant sur ces questions est aujourd&#8217;hui encore très importante, mais cela ne veut pas dire que les hommes ne  s&#8217;y intéressent pas. Peut-être les femmes sont-elles  plus préoccupées du sort que nous réservons à nos enfants ?»,</em></span><span style="font-size: 16pt; font-family: TimesNewRomanPSMT"> répond Bertrand Fournier, président du directoire de LFP -Sarasin AM. «<em>L&#8217;ISR, c&#8217;est avant tout une affaire de convictions. Les femmes n&#8217;hésitent pas à prendre la parole, à sortir des rangs pour porter un discours engagé. Elles assument plus facilement leur quête de sens et cette différence est sans doute mieux acceptée venant d&#8217;une femme que d&#8217;un homme</em></span><span style="font-size: 16pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">», ajoute Isabelle Coquelle-Ricq chez IDEAM, le centre d&#8217;expertise en ISR d&#8217;Amundi. Force est de constater que les postes de responsable ISR dans la finance et son pendant, la RSE dans les entreprises, sont «trustés» par  des femmes, comme ce fut le cas par le passé pour les métiers de la communication. Ce qui signifie aussi sans doute que beaucoup de patrons  ont tendance à limiter l’intérêt de  la finance durable à une simple affaire de  communication.   «<em>C&#8217;est un domaine qui offre peu de reconnaissance. C&#8217;est un sujet nouveau, alternatif, auxiliaire. La montée en puissance de l&#8217;approche globale propre à l&#8217;ISR et à la RSE est bien réelle, mais peu d&#8217;hommes en mesurent le potentiel. Ce n&#8217;est pas encore un sujet régalien</em></span><span style="font-size: 16pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">», analyse Geneviève Ferone, aujourd&#8217;hui directrice du Développement Durable chez Veolia Environnement. Alors, l&#8217;ISR est-il une affaire de femmes ? «<em>Les hommes de pouvoir n&#8217;ont pas encore compris que<span style="color: red"> </span>c’est un enjeu important. Et c&#8217;est bien ce qui m&#8217;inquiète»</em></span><span style="font-size: 16pt; font-family: TimesNewRomanPSMT">, confie Anne-Catherine Husson Traoré.</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Que nous coûte notre épargne?</title>
		<link>http://www.alterentreprise.com/?p=26</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 14:49:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

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 Chronique parue dans Le Monde - octobre 2010.
Coup sur coup, deux films consacrés à l’utilisation de notre épargne ont vu le jour. Le premier, d’une durée d’1H34, intitulé « Moi, la Finance et le Développement Durable » a été réalisé par Jocelyne Lemaire Darnaud. Il est sorti dans une poignée de salles françaises le 29 septembre dernier. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal"> Chronique parue dans Le Monde - octobre 2010.</p>
<p class="MsoNormal">Coup sur coup, deux films consacrés à l’utilisation de notre épargne ont vu le jour. Le premier, d’une durée d’1H34, intitulé « <em>Moi, la Finance et le Développement Durable </em><span style="font-style: normal">» a été réalisé par Jocelyne Lemaire Darnaud. Il est sorti dans une poignée de salles françaises le 29 septembre dernier. Le second, un spot de 2mn 38 secondes « </span><em>Savez-vous ce que votre banque fait de votre argent </em><span style="font-style: normal">? » a été réalisé par l’ONG Greenpeace. Il est diffusé sur Dailymotion depuis le 21 octobre. </span></p>
<p class="MsoNormal">Bien que très différents sur la forme, l’un relevant du documentaire et l’autre de l’animation, ces deux films soulèvent les mêmes questions. Au fil de ses rencontres de professionnels de la finance ISR et solidaire,<span>  </span>Jocelyne Lemaire Darnaud, qui incarne le rôle de ‘la ménagère de moins de 50 ans’, interroge le spectateur sur sur un paradoxe. Et si finalement votre argent servait, à votre insu, à cautionner des pratiques économiques et politiques que vous dénoncez sans cesse ? interroge le réalisateur.</p>
<p class="MsoNormal">Même son de cloche pour Greenpeace qui au travers de son film d’animation dénonce le financement de la filière nucléaire par BNP Paribas  avec l’argent de ‘Mr Dupont’ : « savez vous quelles activités votre argent finance-t-il? » interroge<span>  </span>l’ONG.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">Pour les investisseurs déjà sensibilisés à la finance dite responsable, les contenus de ces deux films n’ont rien de très nouveau. Ce qui est véritablement nouveau c’est le media utilisé et le public visé. En décidant de porter au cinéma un sujet aussi technique que les circuits de l’épargne, en décidant de mettre en ligne sur le Net son film d’animation, Jocelyne Lemaire Darnaud et Greenpeace ouvrent la voix à une plus large sensibilisation des citoyens sur l’usage de leurs économies. Les conséquences de cette prise de conscience progressive de l’usage de notre épargne n’est pas mince. Banquiers, mutuelles et compagnies d’assurances, vont de plus en plus être interpellés par leurs clients sur l’usage de leur argent. A terme, ils vont inévitablement devoir rendre des comptes et mettre fin à l’opacité qui caractérise le monde de la finance.<span>  </span>Si des millions d’épargnants viennent à faire le lien entre leur pécule et certaines pratiques économiques et politiques très coûteuses pour la collectivité, la question qu’ils poseront à leur conseiller clientèle ne sera plus « Combien me rapporte mon épargne » mais « Que me coûte-t-elle » ?</p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Des obligations solidaires</title>
		<link>http://www.alterentreprise.com/?p=25</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 11:32:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Chronique écrite pour Le Monde le 13 mars 2010www.lemonde.frYannick Roudaut
A l’heure où de nombreuses voix s’élèvent pour taxer les bénéfices des banques ou imposer de nouveaux impôts sur les transactions financières, le Crédit Coopératif apporte une réponse innovante. Pionnier de l’investissement solidaire en France, le « Crédit Coop » a récemment enregistré auprès de l’Autorité des Marchés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique écrite pour Le Monde le 13 mars 2010www.lemonde.frYannick Roudaut<!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">A l’heure où de nombreuses voix s’élèvent pour taxer les bénéfices des banques ou imposer de nouveaux impôts sur les transactions financières, le Crédit Coopératif apporte une réponse innovante. Pionnier de l’investissement solidaire en France, le « Crédit Coop » a récemment enregistré auprès de l’Autorité des Marchés Financiers, un document qui lui donne la possibilité d’émettre des obligations en respect de sa philosophie solidaire. A chaque levée de fonds,<span>  </span>le Crédit Coopératif propose, en option, d’ajouter un petit plus, appelé « Quote Part Solidaire » . Cette<span>  </span>QPS correspondra à un pourcentage défini pour chaque émission. Cette somme sera ensuite reversée à une cause d’intérêt général, sélectionnée parmi un panel d’associations, comme c’est déjà le cas avec la carte de paiement Agir de la banque.</p>
<p class="MsoNormal">L’idée est d’autant plus originale et novatrice que cette Quote Part Solidaire, sera exclusivement supportée par l’émetteur (la banque) et non par l’investisseur. C’est sur sa marge que la banque ponctionnera la QPS. Ce don « <em>n’aura aucune conséquence sur le prix de l’obligation, la performance ou le rendement</em><span style="font-style: normal"> », indique l’initiateur de cette offre. </span></p>
<p class="MsoNormal">Prudente, la direction ne s’engage pas pour l’instant sur les montants qui pourraient être collectés et reversés via cette QPS. On peut néanmoins penser que sur le milliard d’euros d’obligations qui pourrait être levé cette année par le Crédit Coop, se sont au final des centaines de milliers d’euros qui pourraient être ainsi reversés à une cause d’intérêt général.</p>
<p class="MsoNormal">L’exemple sera-t-il suivi par les autres enseignes bancaires ? On peut en douter. Leur empressement à renouer avec les pratiques spéculatives passées ne laisse que peu d’espoirs. Et pourtant, si la décision du Crédit Coopératif faisait école, ce seraient des centaines de milliers, voir des millions d’euros que le monde de la Finance reverserait à la collectivité chaque année…une sorte de « contribution Tobin solidaire ».</p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		</item>
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		<title>Banks contre Banques</title>
		<link>http://www.alterentreprise.com/?p=24</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Chronique publiée dans Le Monde du 6 janvier 2010.
Sale temps pour les banquiers ! Après avoir remboursé les prêts accordés par les Etats, ils se croyaient sortis d’affaire. D’autant que les marchés financiers avaient plutôt été cléments ces derniers mois… « business as usual », disent les anglo-saxons.
C’était sans compter sur la pugnacité d’une poignée de dirigeants politiques, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chronique publiée dans Le Monde du 6 janvier 2010.<!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal">Sale temps pour les banquiers ! Après avoir remboursé les prêts accordés par les Etats, ils se croyaient sortis d’affaire. D’autant que les marchés financiers avaient plutôt été cléments ces derniers mois… « business as usual », disent les anglo-saxons.</p>
<p class="MsoNormal">C’était sans compter sur la pugnacité d’une poignée de dirigeants politiques, à commencer par Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Taxes, réglementation, éventuelle scission des activités…sont désormais brandis comme une menace si nos banques ne se résignent pas à changer de cap :<span>  </span>réduire la voilure en matière de spéculation et à donner du mou à l’économie réelle en facilitant l’accès au crédit. En toile de fonds de ces déclarations politiques, la vraie questions posée est celui du<span>  </span>rôle d’une banque. Doit-elle poursuivre une course effrénée à la taille critique et au profit? Doit-elle au contraire se contenter d’une croissance moins spectaculaire et de profits<span>  </span>moins juteux pour se concentrer sur l’économie réelle ?<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">La réponse est évidente mais relève de plus en plus de l’utopie au regard des enjeux financiers de la planète Finance.</p>
<p><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'">Et pourtant, certaines enseignent réussissent à se développer en marge de la spéculation et de la course au leadership mondial. La Banque Triodos fait partie de ces banques dont nos dirigeants politiques feraient bien de s’inspirer pour « réinventer le capitalisme financier ». Créée en 1980 aux Pays-Bas, Triodos fait figure de lilliputien. Elle compte un peu plus de<span>  </span>200.000 clients contre plusieurs dizaines de millions pour les grandes enseignes européennes et américaines. Son credo : « </span><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRoman"><em>l’argent permet d’entamer des changements durables et positifs </em></span><span style="font-size: 11pt; font-family: TimesNewRoman">».</span><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'"> Sa politique d’octroi de crédit est claire : <em>« </em></span><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRoman"><em>La Banque Triodos adopte une approche délibérément positive vis-à-vis du secteur financier et prête uniquement aux organisations qui contribuent à l’édification d’une société plus durable. </em></span><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRoman">L’armement, les substances nocives pour l’environnement,<span>  </span>l’énergie nucléaire, ,le jeux, l’élevage animalier intensif,…sont bannis par la petite banque. Ses clients ont ainsi l’assurance que leur épargne ne cautionnera pas des entreprises ou des activités qu’ils dénoncent.<span>  </span>La banque soutient des projets économiques et des initiatives culturelles utiles à la collectivité, en toute transparence pour ses clients et dans un grand souci de cohérence. Finalement, Triodos fait simplement son métier de banquier en renonçant à devenir un <em>banker</em></span><span style="font-size: 12pt; font-family: TimesNewRoman">.</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’ISR à l’épreuve du pétrole norvégien</title>
		<link>http://www.alterentreprise.com/?p=23</link>
		<comments>http://www.alterentreprise.com/?p=23#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 08:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Questions d'actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[
Chronique publiée dans Le Monde, janvier 2010
Yannick Roudaut
 Sanctuaire du dernier grand stock de la planète de morues, les eaux des îles Lofoten et Vesterälen, situées en Norvège, attisent les convoitises. Les eaux de cette région polaire regorgent non seulement de poissons mais surtout d’or noir…
Face à l’épuisement des gisements actuels de la Mer du Nord, [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal">Chronique publiée dans Le Monde, janvier 2010</p>
<p class="MsoNormal">Yannick Roudaut</p>
<p class="MsoNormal"> Sanctuaire du dernier grand stock de la planète de morues, les eaux des îles Lofoten et Vesterälen, situées en Norvège, attisent les convoitises. Les eaux de cette région polaire regorgent non seulement de poissons mais surtout d’or noir…</p>
<p class="MsoNormal">Face à l’épuisement des gisements actuels de la Mer du Nord, l’industrie pétrolière milite auprès du nouveau gouvernement norvégien pour l’ouverture de nouveaux sites d’exploitation dans ces eaux encore préservées. L’argument économique est imparable : la Norvège, qui bénéficie de sa rente pétrolière, doit autoriser les compagnies à forer dans ces contrées naturelles. L’argument écologique l’est tout autant : ces eaux sont la dernière zone de reproduction planétaire de la morue ; la Norvège doit les préserver et consacrer ses efforts d’investissement aux énergies nouvelles. Deux modèles économiques s’affrontent…</p>
<p><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'">Seul pays d’Europe à détenir un fonds de pension<span>  </span>(dont les ressources financières proviennent du pétrole), géré en respect des questions environnementales, sociales et de bonne gouvernance, la Norvège est face à un dilemme.<span>  </span>Le pays doit-il sacrifier sa politique d’investissement socialement responsable au profit d’une nouvelle manne pétrolière ? La question est d’autant plus sensible que les gérants de ce fonds d’investissement norvégien de plus de 350 milliards d’euros, ne se privent pas de montrer régulièrement du doigt des Rio Tinto, Wal Mart et autres compagnies internationales ne respectant pas suffisamment l’écologie, le social ou les questions de gouvernance ! Très médiatisé, le fonds norvégien, le fonds souverain le plus puissant au monde après Abu Dhabi, est un modèle de gestion pour de nombreux fonds publics et pour tous les financiers qui tentent de prouver que gestion « plus éthique » est possible. Entre les décisions politiques du gouvernement norvégien et les investissements<span>  </span>de ce fonds, une certaine cohérence devrait donc s’imposer. A moins que la Norvège souhaite rejoindre le club des « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais », auquel cas l’image de la finance socialement responsable serait sérieusement égratignée à travers le monde. </span><!--EndFragment--></p>
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		<title>La relance par les fourmis</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 14:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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La deuxième semaine nationale de l’Epargne Solidaire se déroule de 4 au 11 novembre. C’est l’occasion pour ses organisateurs de sensibiliser le grand public à une autre finance et aussi  de poser la question fondamentale de l’utilisation de notre épargne…
En effet, un an après la faillite de Lehman Brothers, les choses n’ont pas changé. Les [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal">La deuxième semaine nationale de l’Epargne Solidaire se déroule de 4 au 11 novembre. C’est l’occasion pour ses organisateurs de sensibiliser le grand public à une autre finance et aussi<span>  </span>de poser la question fondamentale de l’utilisation de notre épargne…</p>
<p class="MsoNormal">En effet, un an après la faillite de Lehman Brothers, les choses n’ont pas changé. Les bas de laine des français continuent d’alimenter majoritairement les fonds composés des plus grandes entreprises mondiales (CAC 40, Euro Stoxx 50…), lesquelles ne sont pas forcément les plus créatrices d’emplois dans le contexte actuel. La PME dans tout ça, ne récolte que quelques miettes.</p>
<p class="MsoNormal">Les choses peuvent-elles changer ? On peut l’espérer. A compter du 1<sup>er</sup> janvier prochain, conformément à la Loi de Modernisation Economique,<span>  </span>toute entreprise qui mettra en place un plan épargne entreprise (PEE) ou un plan épargne interentreprises (PEI) devra proposer à ses salariés au moins un fonds d’épargne solidaire dans le catalogue des placements<span>  </span>disponibles. Une petite révolution qui pourrait permettre à l’Epargne Salariale Solidaire de prendre son envol l’an prochain. Car avec seulement 0,55 milliards d’euros collectés sur plus de 76 milliards d’euros d’épargne salariale en France, les fonds solidaires sont le parent pauvre de la finance. Sur le plan social, l’enjeu est de taille : l’Epargne Solidaire a permis de maintenir ou de créer 20.000 emplois l’an dernier et de loger 1.500 familles. En incitant les salariés à réorienter une partie de leur épargne vers ce secteur, l’Etat participe à la relance de l’emploi auprès des plus démunis. Bravo !</p>
<p class="MsoNormal">L’Etat a cependant encore une fois joué « petit bras »… il pourrait encore élargir les incitations à épargner différemment. Plûtot que d’inciter les salariés à débloquer leur participation pour consommer, incitons les à épargner de manière productive ! Les français sont des fourmis et non des cigales, autant en faire des fourmis créatrices d’emplois. A l’image des fonds solidaires, l’Etat pourrait obliger les entreprises à proposer à leurs collaborateurs lors de la mise en place d’un PEE au moins un fonds d’investissement dédiées aux petites et moyennes entreprises. Sur 76 milliards de collecte, il y a de quoi faire….<span>  </span>Oui, mais pour cela, il faudrait que les banques modifient leur offre dédiée à l’épargne salariale. Il faudrait qu’elles acceptent de faire preuve de transparence dans l’utilisation des fonds collectés auprès des salariés…tout un programme.<span> </span></p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><span>Chronique publiée dans Le Monde Argent-Novembre 2009 </span></p>
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		<title>Attention au krach Carbone!</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 16:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Copenhague ne sera peut-être pas le sommet de « l’échec climatique ». Il pourrait même être celui du couronnement de la « finance carbone ». Car au-delà de l’hypothétique engagement des Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), se pose la question du financement de ces objectifs….  Qui va payer les investissements nécessaires à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Copenhague ne sera peut-être pas le sommet de « l’échec climatique ». Il pourrait même être celui du couronnement de la « finance carbone ». Car au-delà de l’hypothétique engagement des Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), se pose la question du financement de ces objectifs….<span>  </span>Qui va payer les investissements nécessaires à la baisse des émissions de GES? Les Etats occidentaux ? Ils comptent leurs derniers sous pour ficeler des plans de relance économique. Les contribuables ? L’idée d’une généralisation de la taxe carbone à l’ensemble des pays les plus pollueurs a été caressée, mais sa mise en œuvre s’avère politiquement difficile. Reste une solution peu coûteuse : le développement de la « finance carbone »  appelée Cap &amp; Trade en anglais.
<p class="MsoNormal">Le principe est simple. Depuis 2005, l’Europe a mis sur pied un marché des droits d’émissions de CO2, baptisés aussi « droits à polluer » par ses détracteurs. Les Etats européens définissent un objectif annuel d’émissions de GES dans l’atmosphère. A charge aux pays de négocier ensuite la répartition de ces quotas d’emission par pays. Il sont exprimés en tonne de CO2 et sont ensuite alloués aux entreprises les plus émettrices d’Europe (environ 12.000). Une entreprise qui n’utilise pas tout son quota en raison d’investissements permettant de réduire les émissions, peut revendre les excédents à une entreprise qui en a besoin. Cette vente la dédommage en partie de ses efforts vertueux. Les quotas se négocient en Bourse (sur Blue Next ou ECX par exemple), à la tonne, au prix de 13 euros ces derniers jours. Parallèlement à ces quotas d’émission, les entreprises des pays industrialisées sont invitées à investir dans des « projets propres » développés par les pays en développement. C’est le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP). En finançant de tels projets, l’entreprise polluante reçoit des crédits carbone, eux aussi négociables en Bourse. Le système est simple. Et il a le mérite de ne rien coûter au contribuable. Les américains peaufinent d’ailleurs leur propre marché du carbone…</p>
<p class="MsoNormal">Cette mondialisation progressive de la finance carbone pose néanmoins de nombreuses questions. Quelle est la valeur réelle d’un crédit carbone obtenu pour une ferme éolienne amazonienne qui ne verra finalement pas le jour ? Les produits dérivés sur les crédits carbone n’ouvrent-ils pas la voix à un subprime vert ?<span>  </span>Quel sera l’intérêt d’une entreprise à devenir plus propre, si le prix du « droit à polluer » s’effondre de 30 à 10 euros comme ce fut le cas en Europe en février dernier? La coexistence de différentes bourses d’échange (Europe, Etats-Unis, Asie…) ne risque –t-elle pas d’inciter les arbitrages financiers entres marchés ? …</p>
<p class="MsoNormal">Embryonnaire en 2009, la finance carbone pourrait représenter plus de 500 milliards de dollars d’ici 2020. Une régulation mondiale de ce marché est souhaitable avant que les enjeux financiers ne l’empêchent. Comme pour le réchauffement climatique, le temps presse. A Londres, les premiers fonds spéculatifs spécialisés sont déjà sur le pied de guerre.</p>
<p><!--EndFragment-->Chronique écrite pour Le Monde</p>
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		<title>Et si la crise ne faisait que commencer?</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 12:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[&#8220;La crise financière est terminée. Le rebond de l&#8217;économie est imminent&#8221; tel est le discours général auquel nous sommes bercés depuis le début de l&#8217;été 2009. Si les signaux d&#8217;une stabilisation de l&#8217;économie américaine sont bel et bien réels, il serait prématuré de décréter la fin de la crise économique. Pourquoi? Tout simplement parce qu&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;La crise financière est terminée. Le rebond de l&#8217;économie est imminent&#8221; tel est le discours général auquel nous sommes bercés depuis le début de l&#8217;été 2009. Si les signaux d&#8217;une stabilisation de l&#8217;économie américaine sont bel et bien réels, il serait prématuré de décréter la fin de la crise économique. Pourquoi? Tout simplement parce qu&#8217;en deux ans de crise financière, les phénomènes qui sont à l&#8217;origine de cette crise sans précédant n&#8217;ont toujours pas été eradiqués. Une ébauche de réglementation internationale des marchés financiers est certes sur la table du G20, la question des bonus des traders a certes été abordée et suivie d&#8217;actes, mais le fonds du problème demeure: les risques inconsidérés pris par le système bancaire sur les marchés financiers n&#8217;ont toujours pas été encadrés. Depuis le début de l&#8217;année 2009, les banques américaines enregistrent un redressement spectaculaire de leur compte grâce aux activités de trading. La spéculation repart sur les chapeaux de roue. Le ratio qui calcule la prise de risque de ces banques sur les marchés financiers est au plus haut. Au deuxième trimestre 2009, Goldman Sachs a atteint son niveau le plus élevé depuis 1999&#8230;La course effreinée à la rentabilité, qui a failli faire sombrer l&#8217;économie mondiale dans une grande dépression, repart de plus belle. Les investisseurs, banques et fonds alternatifs en tête, n&#8217;ont apparemment pas tiré les leçons de la crise financière. Toutes les conditions sont aujourd&#8217;hui réunies pour qu&#8217;une nouvelle crise financière germe, sous l&#8217;afflux de liquidités déversées par les banques centrales sur les  marchés ces derniers mois. De nouvelles bulles vont se créer au cours des prochaines années. Le résultat de cette situation est prévisible: les bulles éclateront de nouveau, mais cette fois-ci , les états occidentaux gorgés de dettes n&#8217;auront plus les moyens de ponctionner des contribuables rincés par l&#8217;impôt, pour éponger les pertes de la Grande Finance. Les conséquences économiques et sociales de cette prochaine crise financière seront très lourdes. A moins que les investisseurs ne se convertissent massivement à une autre approche financière, la Finance Responsable. Mais ça , c&#8217;est encore une autre histoire. </p>
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