février 4th 2008 02:54

Notions utiles

Développement durable, économie solidaire, fonds de partage, gestion ISR, fonds éthiques….il n’est pas facile de s’y retrouver pour qui veut donner du sens à ses placements. D’autant que certains fonds revendiquent à la fois l’appellation fonds éthiques et fonds solidaires. Une chose est sûre, parmi l’offre de fonds incluant des critères extra-financiers dans le choix de leurs actifs, chacun peut trouver chaussure à son pied. Entre les fonds privilégiant les critères sociaux, ceux orientés vers la protection de l’environnement, ceux qui privilégient la bio diversité ou les fonds dont le but est de soutenir l’économie solidaire, l’éventail des possibilités est large. L’investissement utile compte autant de visages que de préoccupations humaines et environnementales. Petit tour d’horizon des notions incontournables.

 

  • Le développement durable

La notion de Développement Durable est apparue en 1987 dans le rapport Brundtland (« Notre avenir à tous ») réalisé par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Selon les conclusions de ce rapport, le développement durable « répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Il s’agit d’un développement raisonné, qui s’inscrit dans le long terme, en opposition au court termisme des marchés financiers. Les fonds qui choisissent cette thématique privilégient les valeurs opérant dans le recyclage des déchets, le développement des énergies renouvelables comme l’éolien, le photovoltaïque ou la biomasse….

 

  • La responsabilité sociale des entreprises (RSE)

La RSE correspond à la démarche que l’entreprise met en place pour se soucier de ses impacts environnementaux et sociaux, en plus de ses objectifs de rentabilité et de croissance. « Le concept de RSE signifie essentiellement que les entreprises, de leur propre initiative, contribuent à améliorer la société et à protéger l’environnement, en liaison avec les parties prenantes. La RSE est donc la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise » souligne Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables.

 

  • L’investissement éthique

La notion d’investissement éthique est désormais proche de l’investissement socialement responsable. Sous la bannière éthique sont désormais regroupés toutes les offres d’investissement n’ayant pas pour seule finalité la rentabilité. Une distinction entre les deux notions peut cependant être réalisée. D’un point de vue historique, l’investissement éthique à une dimension « morale » ce qui n’est pas forcément le cas des fonds ISR. Les premiers fonds dits éthiques, ont été créés aux Etats-Unis dans les années 1920-1930 par des congrégations religieuses. Soucieuses de ne pas cautionner les entreprises développant une activité contraire à leur morale, les gérants de ces fonds excluaient de leur champ de sélection les sin stocks, ou valeur du pêché : alcool, sexe, tabac, armement, jeux sont bannis des fonds éthiques. Le premier fonds de ce type en France a été créé en 1983 par la société de gestion Meeschaert.

 

  • L’investissement socialement responsable (ISR)

Les OPCVM bénéficiant du label ISR, sélectionnent des valeurs non plus sur les seuls critères financiers, mais en tenant compte de critères complémentaires dit extra-financiers. Il s’agit des critères relatifs à l’Environnement, au Social et la Gouvernance (E, S et G). Des agences de notations passent au crible les valeurs de la cote et décernent des notes à chacune d’elles en fonction de leur politique environnementale, sociale et actionnariale (gouvernance d’entreprise). L’ISR est en quelques sortes la concrétisation financière d’une politique de développement durable.

 

  • Les fonds solidaires

Les fonds collectés par ce type d’OPCVM permettent de soutenir des projets économiques exclus des circuits financiers classiques. Il s’agit de financer l’économie solidaire, à savoir des petites entreprises créées par des anciens chômeurs, des logements sociaux, des projets de solidarité nord-sud….

Pour qu’un OPCVM soit qualifié de « solidaire », il faut qu’au moins 5% à 10% de l’épargne collectées serve à financer des projets solidaires. Certains consacrent par exemple 100% des sommes à la réhabilitation de logements pour personnes démunies. Un label a été crée en 1997 pour aider les investisseurs à sélectionner les fonds répondant à ces critères d’investissement. Il s agit du label Finansol, collectif regroupant les acteurs de l’épargne solidaire.

 

  • Les fonds de partage

Ces fonds sont souvent regroupés sous la bannière « solidaire » car leur objectif est similaire : financer des projets à vocation sociale ou simplement solidaire. La principale différence avec les fonds solidaires tient à la part des sommes consacrées à l’économie solidaire. Dans le cas présent, une partie des revenus tirés de la performance de l’épargne est reversée sous forme de dons à des ONG oeuvrant dans le social ou à des associations caritatives.En contrepartie, les souscripteurs de ces fonds bénéficient d’un crédit d’impôt. Pour bénéficier du label Finansol, ces fonds doivent reverser au moins 25% de leur performance.

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